INSOLITE : Des poireaux dans les jardins du Louvre vous y croyez ?

Incroyable mais vrai, ces photographies prisent en septembre 1943 montrent un Paris occupé, obligé de cultiver pour survivre.

Cette parcelle fut attribuée aux oeuvre du Secours national, organisme chargé d’apporter de l’aide aux populations civiles.
Durant la guerre, les villes étaient désavantagées faces aux campagnes où l’on pouvait malgré tout profiter des diverses ressources de la ferme.
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Ce fait d’histoire permet de rappeler le savoir-faire et les performances agricoles incroyables dont bénéficiaient les Maraîchers Parisiens.

Depuis la création du Potager du roi par Jean-Baptiste de La Quintinie en 1670, les maraîchers parisiens n’avaient cessé d’améliorer leurs pratiques. Mais, au cours de la première moitié du 19e siècle, la forte augmentation de la population parisienne, passée de 500 000 à 1 000 000 d’habitants, l’absence de conservation par le froid, et de transport rapide, imposaient de produire sur place, en quantité et en qualité.

D’où la mise au point d’une culture successive naturelle, ininterrompue pendant toute l’année, dans laquelle plusieurs légumes différents étaient souvent plantés ensemble sur le même terrain.

Et, pour soutenir la concurrence, il fallait à la fois produire le maximum de légumes sur le minimum de terrain quelle que soit la saison, être les premiers à proposer à la vente des fruits et légumes d’excellente qualité, et ce, sans produit chimique.

D’expérience, ils ont compris la nécessité de nourrir le sol en favorisant la vie des micro-organismes, en alternant les légumes de système racinaire varié et en utilisant des engrais verts et du compost. C’est ce qu’on appellera plus tard, la permaculture.

Tout cela fait référence, au fameux « Manuel pratique de la culture maraîchère de Paris » écrit en 1844 par deux Maraîchers, J. G. Moreau et J. J. Daverne qui traversa les frontières et inspira bon nombres d’agriculteurs aux Etats-unis et en Angleterre.

Dans cet ouvrage de référence, les deux maraîchers parisiens décrivent des micro-fermes, cultivées sans tracteur et où la rotation des cultures permet de produire quantité de légumes. Un témoignage émouvant qui nous apprend énormément, et nous prouve qu’une autre agriculture est possible et ce depuis longtemps.

Pour tous ceux qui souhaite s’y plonger, la lecture publique est possible sur le lien suivant : Manuel pratique de la culture maraîchère de Paris

Le Maraîcher Gourmand, 

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